ATDK : petit précis de géométrie

Ces jours-ci, Anne Teresa de Keersmaeker a les honneurs du Centre Pompidou. Une « exposition dansée » y est présentée jusqu’au 6 mars et, dans ce cadre, un atelier danse « tout public » gratuit est proposé chaque jour dans le Forum du centre. La chorégraphe belge ne m’est pas inconnue, mais je ne suis pas aussi familière de son travail que je peux l’être de celui d’autres chorégraphes. Pour disposer des clés nécessaires avant de « visiter » cette fameuse « exposition », je décide de participer d’abord à l’atelier, animé par un danseur de la compagnie.

Nous voici donc en ce dimanche après-midi une petite trentaine, en chaussettes et, pour la plupart, en « tenue de ville » (faute de vestiaire) mais qu’à cela ne tienne, les exercices ne sont pas très « physiques ». Après un rapide échauffement, nous apprenons la base du processus chorégraphique d’ADTK pour la pièce proposée « en expo », et qui revient aussi dans d’autres œuvres. Imaginez un plan incliné – par exemple le parvis de Beaubourg – dont vous seriez l’axe central – tourné vers la partie descendante, c’est à dire vers Beaubourg. De là, 9 directions, chacune portant un numéro (mais pas dans un ordre logique, ce serait trop simple). Axe : bas, centre, haut. Diagonales arrières vers le haut. Côtés à l’horizontal. Diagonales avant vers le bas. Voici résumée la « géométrie selon ATDK ». Vous suivez toujours ?

C’est ici que ça se corse : la phrase chorégraphique que nous allons apprendre et décliner de diverses façons est composée de 21 mouvements (faute de temps nous nous contenterons des 14 premiers), chaque mouvement étant réalisé dans l’une des 9 directions. A nous ensuite de l’interpréter, en adoptant une gestuelle liée ou saccadée, ou en inventant nos propres mouvements pour les transitions. L’atelier est parfaitement adapté aux non-danseurs, et ceux qui pratiquent y trouvent aussi de quoi travailler la qualité du mouvement. L’heure passe ainsi très vite et dans la bonne humeur.

Petit bonus inattendu : en quittant l’atelier, les participants se voient gratifiés d’un magnifique autocollant jaune leur permettant d’accéder gratuitement à « l’exposition » : chic, inutile de passer par les caisses ! Je monte donc immédiatement à la « Galerie Sud », qui n’est rien d’autre qu’un immense hangar vitré, dont les passants dans la rue constituent le décor. Work/Travail/ArbeidUn piano au fond. Le public est assis par petites grappes, tout autour et même au milieu. Point de danseur en vue, juste un clarinettiste jouant une mélodie contemporaine. Cela dure quelques minutes, puis le musicien s’écarte. Une danseuse apparaît, tenue blanche et baskets orange fluo. Elle entame dans le silence la « phrase » apprise tout à l’heure, et poursuit sur autre chose. Cette lente danse silencieuse dure bien une dizaine de minutes avant le retour du musicien – qui a troqué sa clarinette pour un basson. Commence une sorte de jeu de chat et souris, le musicien se déplaçant lentement et tournant sur lui-même, tandis que la danseuse, courant, s’efforce de rester dans son axe, tantôt devant tantôt derrière. La séquence dure une dizaine de minutes. Puis les deux protagonistes s’installent dans un autre espace, et commence une danse plus dynamique, entrecoupée de courses, toujours en cercles et courbes. ATDK n’oublie jamais sa géométrie…

Le total de la séquence dure très exactement une heure. Ainsi est prévu le découpage de « Work/Travail/Arbeid » : 9 séquences d’une heure, associant un ou plusieurs danseurs à un ou plusieurs musiciens, toujours sur le même schéma : musicien(s) seul(s), danseur(s) seul(s), déplacements ensemble, danse en musique. Succèderont ainsi à la danseuse trois danseurs (dont un, blessé, quittera la salle au bout d’un quart d’heure), un violoniste, un altiste et un violoncelliste. La même histoire se jouera tous les jours (sauf le mardi) de 11h à 21h… Personnellement, je n’ai pas eu le courage de rester plus d’1h30. La proposition ne manque certes pas d’intérêt, mais n’éveille chez moi pas la moindre émotion, sinon un sentiment d’étrangeté.

L’ambition du projet était de « présenter une exposition sous la forme d’une performance de danse, ou une performance de danse sous la forme d’une exposition ». On peut certes y voir une « inversion » du concept : ce n’est pas le public qui défile devant les œuvres, mais « l’œuvre » qui tourne autour du public. Sauf qu’il n’y a en réalité aucune « exposition » : il ne s’agit ni plus ni moins que d’une « performance », réalisée dans un musée qui ressemble à tout sauf à un musée. On pourrait tout aussi bien assister à la même chose dans un gymnase, au fond d’une piscine ou en pleine rue…

Et si l’intérêt était seulement de donner à voir de la danse contemporaine à un public certes amateur d’art contemporain, mais qui n’aurait jamais l’idée de pousser la porte d’une salle de spectacle de danse ?

Anne Teresa De Keersmaeker
Work / Travail / Arbeid
Interprété par les ensembles Rosas et Ictus.
26 février 2016 – 6 mars 2016
Centre Pompidou
11h-21h

 

 

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Bon sang ne saurait mentir…

C’est par des températures clémentes, mais sous un vent et un crachin dignes des pires clichés sur la Bretagne, que s’est couru à l’hippodrome de Vincennes le « championnat du monde du trot attelé », j’ai nommé… le Prix d’Amérique ! (« Vincennes, faites du bruiiiiit !! »).

Nouvelle édition, nouveau champion ? Etonnamment, on ne pariait pas gros sur le tenant du titre, Up and Quick, pourtant drivé par un Jean-Michel Bazire au mieux de sa forme (deux victoires dans les deux heures précédant la grande course, qui dit mieux ?). Non, le statut de grandissime favori revenait à un tout jeune (5 ans) étalon de l’écurie Pierre Pilarski, Bold Eagle, rejeton d’un certain… Ready Cash ! Vous vous en souvenez peut-être, ce Ready Cash là avait remporté par deux fois le trophée (2011 et 2012), drivé par Franck Nivard qui, ô surprise, s’est retrouvé également aux commandes de Bold Eagle. Le tandem fonctionne bien et a déjà remporté cette saison le Critérium continental et, il y a deux petites semaines, le Prix de Belgique. N’en jetez plus !

Favori, donc, le dit Bold Eagle n’a pas déçu ses fans. Patientant gentiment à l’abri durant la première partie de course, Franck Nivard a du modifier ses plans en se retrouvant à la lutte avec Up and Quick, ce qui l’a forcé à courir nez au vent sur la deuxième moitié du parcours. Bold Eagle n’a heureusement pas fauté et a su conserver sa cadence pour s’imposer devant Timoko. Battant, au passage, le record de l’épreuve en 1’11 »4 !

Bon sang ne saurait mentir… Une autre course a été remportée ce même après-midi par un autre rejeton de Ready Cash : Traders (numéro 7), étalon de 4 ans entraîné par Philippe Allaire et drivé par Jean-Michel Bazire, s’est imposé dans le Prix Harley-Davidson. A surveiller de très près dans les réunions de groupe 1 la saison prochaine !

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Le compte-rendu du Prix d’Amérique en images

 

Le palmarès :

1 Bold Eagle F. Nivard
2 Timoko B. Goop
3 Oasis Bi P. Vercruysse
4 Akim du Cap Vert F. Anne
5 Moses Rob P. Levesque
6 Solea Rivelliere S. Olivier
7 Bird Parker Y. Lebourgeois

 

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La grande classe de Lady Carlson

Depuis toujours – c’est à dire depuis la première fois que j’ai eu l’occasion d’applaudir son travail en scène, il y a une quinzaine d’années – je voue une admiration sans borne à Carolyn Carlson. Je ne manque jamais l’occasion d’assister à la fin de la « masterclasse » qu’elle organise chaque année dans son atelier à la Cartoucherie de Vincennes, et dont la dernière heure est ouverte au public (avis aux amateurs, le prochain « Open Studio« , c’est le 5 mars, à 15h).

Masterclasse de Carolyn Carlson à l'Atelier de Paris, janvier 2015 (© photo : Patrick Berger)

Masterclasse de Carolyn Carlson à l’Atelier de Paris, janvier 2015 (© photo : Patrick Berger)

L’occasion m’a été donnée, hier, de passer de l’autre côté de la barrière, à l’occasion d’une « grande classe » organisée par le Théâtre National de Chaillot, où la Blue Lady est en résidence pour la 2e année consécutive. Autrement dit, de participer à un cours de danse dirigé par Carlson elle-même, assistée, comme de juste, par l’excellente Sara Orselli, danseuse, assistante, traductrice et « tranquilisatrice », comme la présente notre professeur, consciente qu’il y a un peu de tension dans l’air.

Nous voilà donc environ 80 « élèves » en chaussettes sur le marbre froid et glissant du grand hall du Théâtre de Chaillot, face à la Tour Eiffel et à une estrade où se tiennent (en contre-jour et c’est dommage) les deux danseuses, accompagnées d’un musicien qui jouera aussi bien du tuyau an plastique que d’instruments un peu étranges dont je serais bien incapable de deviner le nom… le tout en improvisant, au gré des directives de Carolyn Carlson.

Sara Orselli

Sara Orselli

L’improvisation, signature de l’artiste, ne sera pas au menu aujourd’hui. Mais elle décortique pour nous exactement les mêmes exercices qu’elle décline chaque année au début des « open studios », à savoir : « la respiration, c’est par là que la danse commence ». Nous inspirons vers le ciel ou l’horizon, expirons vers le sol (« la terre ») ou vers nous-mêmes. Place à des exercices plus rythmés destinés aussi bien à dénouer les articulations qu’à aborder la notion de « mouvement perpétuel » : « le mouvement, ce n’est pas un point A et un point B, c’est tout ce qui se passe entre les deux ». Les exercices s’enchaînent de plus en plus vite. De par mes années de spectatrices aux « opens studios », je me sens dans un environnement familier, mais j’ai l’impression que tout le monde suit très facilement. Il faut dire que Carlson est très pédagogue, et que Sara Orselli, rompue au vocabulaire et à la philosophie carlsoniens, sait exactement ce qui a besoin d’être ré-expliqué aux profanes que nous sommes.

Vient enfin l’illustration de sa « poésie visuelle« , clé de voûte de son approche chorégraphique. « Je commence avec la poésie, et après, j’affine », explique-t-elle. Nous mettons aussitôt le concept en pratique. « Vous attrapez le soleil…. un grand cercle avec vos bras… vos bras deviennent l’eau et le reflet du soleil sur l’eau… vous devenez eau… vous construisez la montagne… immense !! et vous devenez pluie… vous êtes la pluie… soudain vous trouvez… une fleur… la fleur pousse, s’ouvre et se tourne vers le soleil… vous la donnez à votre voisin et vous prenez la sienne… vous la lancez aux étoiles… vous attrapez l’étoile et vous brillez, vous êtes lumineux… et vous vous endormez… vous tournez sur vous-même et… bonjour ! »

Et une nouvelle histoire commence…

Carolyn Carlson à l'Atelier de Paris

Carolyn Carlson à l’Atelier de Paris

Carolyn Carlson, en résidence au Théâtre national de Chaillot :

Seeds (jeune public) jusqu’au 21 janvier
Double Vision du 10 au 12 février
Pneuma (Ballet de Bordeaux) du 17 au 20 février

 

 

 

 

 

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Little India in Paris

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Fête de Ganesh dans les rues du 18e arrondissement, 30 août

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Nouvel An chinois, rue de Tolbiac

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2015, année de la chèvre ! Défilé de célébration du Nouvel An chinois, Paris 13e.

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Up and Quick dans la cour des Grands

Deux semaines après un après-midi « Belgique » écourté par les événements que l’on sait, j’ai repris ce jour le chemin de Vincennes avec un bien meilleur moral – et une paire de collants sous mes jeans. Je me dois de l’avouer : j’ai été un peu négligente cette saison dans ma préparation du Prix d’Amérique. Mais même sans m’être spécialement tenue au courant des performances de chacun des 18 concurrents (dont une bonne moitié m’était absolument inconnue), je me doutais qu’Up and Quick ferait un vainqueur plus probable que Roxane Griff. Néanmoins, admirative devant la régularité de celle-ci et bluffée par sa magnifique victoire (au trot monté) dans le Prix du Cornulier la semaine dernière, j’avais décidé que pour aujourd’hui, elle serait ma favorite « de coeur » et j’espérais grandement la voir se classer dans les cinq premiers, sinon dans les trois. Je n’ai donc eu aucune difficulté à choisir l’endroit stratégique des tribunes où me positionner pendant les trois longues heures me séparant de la « grande course » (et tant pis pour la « phôte d’otograf » ;-)).

Non, la faute n'est  pas à "Griff" !

Non, la faute n’est pas à « Griff » !

« Mamy » Roxane, 10 ans et tous ses sabots, s’est pourtant très longuement fait attendre. Alors les autres concurrents entraient successivement en piste, entre les courses, pour un tour de chauffe plus ou moins long, la championne a attendu le moment du défilé pour honorer les spectateurs de sa présence… et comme de tous les concurrents elle était la plus « riche », elle clôturait la marche !

Roxane Griff clôturant le défilé, avant le Prix d'Amérique 2015

Roxane Griff clôturant le défilé, avant le Prix d’Amérique 2015

Ce capital de succès cette saison ne s’est malheureusement pas traduit par une victoire dans l’édition 2015 du Prix d’Amérique, ni même, hélas ! par une place dans le quinté. Partie à la traîne, très tôt enfermée, Roxane Griff n’a pu se dégager à temps pour gratifier ses fans d’une remontée fulgurante comme la semaine passée. Elle a terminé sixième pour son ultime tentative dans le championnat du monde du trot attelé. Il faudra néanmoins conserver un oeil sur elle lors des prochaines courses de la « Triple Couronne » : Mamy Roxane n’a pas encore fini de faire parler d’elle !

La « Couronne américaine », cette année, a été fort logiquement et comme prévu emportée par Up and Quick. Drivé par un Jean-Michel Bazire à son meilleur, il n’a laissé aucune chance à ses adversaires dans la dernière ligne droite et a accompli l’exploit qu’il n’avait pu réaliser contre Maharajah l’an passé. Il devance Voltigeur de Myrt, Timoko, Uhlan du Val (maintenu à son rang après enquête), Aladin d’Ecajeul, Roxane Griff et Tiego d’Etang. Paré de son nouveau titre, le voilà maintenant candidat… au doublé ! Rendez-vous l’année prochaine pour le confirmer. En attendant, le compte-rendu en images…

 

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De Vincennes à Paris #NousSommesCharlie

Pour une très grande majorité de Français et habitants de France, et pour des milliers d’autres dans le monde, ce 11 janvier a été une journée particulière. Une journée « historique », commente-t-on à la télévision.

La mienne aussi a été « particulière », tout en ressemblant, à bien des égards, à un dimanche de janvier ordinaire. Mais un dimanche qui, cette fois-ci, était rythmé d’un mot : Charlie, et d’une pensée : Liberté, Egalité, Fraternité.
En fin de matinée, une traversée du Père-Lachaise en revenant de Gambetta :

La tombe de Mano Solo, fils du dessinateur Cabu

La tombe de Mano Solo, fils du dessinateur Cabu

Ensuite, ayant décidé qu’il serait inutile de me rendre dès 13h aux abords de République pour y patienter au moins trois heures avant que la foule se mette en branle, j’ai rejoint, comme tous les deuxième dimanche de janvier depuis des années, l’hippodrome de Vincennes pour une réunion de courses… marquée du sceau de l’hommage.

Hippodrome de Vincennes, 11 janvier 2015

Hippodrome de Vincennes, 11 janvier 2015

Remise du Prix Ecurie RMC 2014

Remise du Prix Ecurie RMC 2014

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Puis, comme annoncé, après la deuxième course, une minute de silence (suivie d’une Marseillaise spontanément entonnée par les quelques dizaines de spectateurs présents), rendue encore plus émouvante par la présence sur la piste d’un intervenant inattendu.

Hippodrome de Vincennes, pendant la minute de silence

Hippodrome de Vincennes, pendant la minute de silence

Le gagnant du Prix de la Journée des Turfistes a également rendu son hommage aux victimes.

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Sitôt le Prix de Belgique conclu, j’ai rejoint la fin du défilé parisien (qui en réalité ne faisait que commencer) à Nation. Florilège d’images saisies Place de la Nation, Avenue de Taillebourg, Boulevard de Charonne, Cours de Vincennes et Boulevard Voltaire, où résonnaient les cris « Charlie, Charlie ! », « Tous unis pour la démocratie » et même « Merci la police ! »

 

Après ces quelques heures, et à la vue des images qui constitueront sans doute l’essentiel des journaux télévisés au moins jusqu’à demain soir, trois sentiments prédominent : la reconnaissance devant la solidarité internationale, la fierté devant l’unité de la Nation, l’intelligence des slogans et la tenue impeccable des participants (une manifestation qui se termine sans quelques vitrines cassées ou poubelles incendiées, à Paris, c’est rare !) et une certaine amertume : pourquoi n’y a-t-il que l’horreur (ou à la rigueur une victoire en finale de coupe du monde) pour susciter un tel élan républicain ? J’aimerais qu’à l’avenir le 11 janvier soit célébré chaque année, de la même façon que nous célébrons chaque année le 14 juillet, non pas en souvenir de la prise de la Bastille de 1789, mais de la Fête de la Fédération de 1790. Qu’au moins une fois par an, nous nous retrouvions pour célébrer cette unité, avec un défilé de citoyens et non de militaires (en complément du 14 juillet et non en remplacement). Et sans que cela soit en réaction à des actes terroristes.

 

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