Journées du Patrimoine… floral, du Jardin du Luxembourg

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Une fois par an, à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, le Jardin du Luxembourg à Paris ouvre au public ses serres, contenant, entre autres merveilles, une magnifique collection d’orchidées. Pour ceux qui auraient manqué la visité, c’est ici ! … Lire la suite

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Honneur notre Élue : une fable à clés multiples

Honneur notre Élue : une fable à clés multiples

Une chose frappe lorsque l’on quitte la salle Renaud-Barrault, au Théâtre du Rond-Point, où vient de s’achever l’une des dernières représentations parisiennes de Honneur à Notre Élue, de Marie Ndiaye : la perplexité qu’elle suscite. Résumée en une question entendue dans la bouche de plusieurs spectateurs : « Mais tu as compris quoi, toi ? »

Cette question, je me la suis bien évidemment posée moi-même tout au long de la représentation, qui en dépit d’une mise en scène manquant un peu de rythme et d’un texte nécessitant une grande concentration pour ne pas qu’il nous échappe, séduit par sa scénographie originale et son interprétation d’une grande justesse.

Au vu du titre et du contexte (les mois précédant une élection municipale, vus du camp de « l’Élue » et de celui de son « Opposant »), l’on s’attend bien évidemment à une pièce politique. Et l’on a droit en effet au discours enflammé des partisans, aux bassesses et coups fourrés de l’opposition, aux trahisons, à la défaite. Mais nul propos politique, et l’on ne saura rien de la couleur, du camp, du programme des deux protagonistes.

On peut davantage y voir une critique de la soif du pouvoir, incarnée par « l’Opposant » (interprété par un Patrick Chesnais en retrait, sans doute volontairement). Celui-ci n’en peut plus de voir le pouvoir lui échapper depuis dix ans, mais il reconnaît lui-même n’avoir rien à reprocher à son adversaire, l’Élue, sinon son existence et sa probité sans faille ! Isabelle Carré, qui joue l’Élue, interrogée à l’issue de la représentation, nous apprend que pour l’auteur, la pièce symbolise « la politique telle qu’elle est et telle qu’elle devrait être », et son personnage comme une femme fuyant les situations conflictuelles. En théorie, une telle femme n’aurait rien à faire dans l’arène politique.

Mais elle y est pourtant, aussi frêle, pâle et douce que son interprète, et après une décennie sans nuage (à se demander comment !), la voici à encaisser les coups sans broncher. Oui, sans broncher. « Puisqu’elle se sait innocente, cette innocence doit selon elle suffire à convaincre, sans qu’elle ait à se défendre », explique Isabelle Carré. Cette attitude me donne une clé de lecture tout autre que celle proposée par l’auteur.

A mesure que pleuvent les avanies, la figure de l’Élue (dont la majuscule prend soudain une grande importance) pourrait ainsi se confondre avec celle de Job, l’un des héros de l’Ancien Testament, qui subit les pires épreuves sans renier sa Foi. Elle devient même christique lorsqu’après sa défaite, elle vient féliciter ses adversaires et se réjouir avec eux le plus sincèrement du monde : « Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre » (Matthieu 5, 39).

Doit-on l’interpréter comme le fait qu’en politique, un comportement « trop » intègre aboutit nécessairement à la victoire de l’adversaire ? Pas forcément, car devant l’attitude digne de l’Élue, l’Opposant, vainqueur par ses manœuvres et non par ses idées, semble incapable de jouir de cette victoire. Et c’est lui qui vient demander à celle qui demeure malgré tout « l’Élue » de lui révéler une parole de vérité. Que lui dit-elle à l’oreille ? C’est ce que ne nous saurons jamais, Isabelle Carré consentant tout juste à nous dévoiler qu’elle lui murmure « un secret différent tous les soirs ».

La dernière représentation a lieu aujourd’hui au Théâtre du Rond-Point, mais la pièce partira ensuite en tournée à Angers, Aix-en-Provence, Nantes et Lyon.

 

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Bold Eagle entre dans la légende

Comme son illustre géniteur Ready Cash, Bold Eagle, drivé par le même Franck Nivard, a remporté pour la deuxième fois consécutive le Prix d’Amérique à l’hippodrome de Vincennes, le 29 janvier dernier.

C’était donc il y a deux semaines !

J’ai hésité longtemps à publier les photos de l’évènement, qui ne lui font vraiment pas honneur pour plusieurs raisons : non seulement la luminosité était à peu près aussi faible que lors des éditions 2016 et 2014, mais en plus j’ai dû affronter une marée mouvante de drapeaux  comme jamais Vincennes n’en a connue, ce qui rendait vain tout effort de cadrage et de mise au point. Je présente donc mes plus plates excuses aux lecteurs de ce blog pour la piètre qualité de ce qui va suivre…

Mais j’assume, et publie un peu tardivement ce compte-rendu en mots et en images de cette grise mais belle journée, chaleureuse par l’ambiance sinon par la température ! Tribunes survoltées, bande-son donnant envie de danser, parade soignée, chevaux dans une forme époustouflante : le spectacle était comme d’habitude au rendez-vous pour la plus grande course de trot de l’année. Il n’y avait guère de suspense autour du potentiel vainqueur. Les VRAIES questions étaient plutôt : Bold Eagle l’emporterait-il à l’arrachée ou dans un fauteuil ? Qui serait capable de livrer la lutte ? Et Timoko-le-magnifique, pour sa dernière participation, allait-il créer la surprise, ou au moins se classer dans les trois premiers ?

Ce dernier n’a malheureusement pas réalisé cet exploit, mais il aura, au moins, comme son staff l’avait annoncé, assuré le show en effectuant en tête son premier passage devant les tribunes. C’est donc avec la manière et le souci de ses fans qu’il aura achevé son parcours « américain ». Pour ces bons moments, bravo et merci Timoko !

Mais revenons au champion, Bold Eagle donc, qui aura finalement dû batailler avec un outsider, ou plutôt une, la belle alezane Belina Josselyn drivée par Jean-Michel Bazire, pour finir par s’imposer à moins de cinquante mètres de l’arrivée. Plus âpre est la lutte finale, plus belle est la course !

Le compte-rendu en images, et encore toutes mes excuses pour le rendu !

 

Last minute : devinez qui vient de gagner à l’instant le Grand Prix de Paris ? Mais oui, c’est Bold Eagle !! Suivi comme l’an dernier par, devinez-qui ? L’inusable Timoko !! Bravo aux champions !

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ATDK : petit précis de géométrie

Ces jours-ci, Anne Teresa de Keersmaeker a les honneurs du Centre Pompidou. Une « exposition dansée » y est présentée jusqu’au 6 mars et, dans ce cadre, un atelier danse « tout public » gratuit est proposé chaque jour dans le Forum du centre. La chorégraphe belge ne m’est pas inconnue, mais je ne suis pas aussi familière de son travail que je peux l’être de celui d’autres chorégraphes. Pour disposer des clés nécessaires avant de « visiter » cette fameuse « exposition », je décide de participer d’abord à l’atelier, animé par un danseur de la compagnie.

Nous voici donc en ce dimanche après-midi une petite trentaine, en chaussettes et, pour la plupart, en « tenue de ville » (faute de vestiaire) mais qu’à cela ne tienne, les exercices ne sont pas très « physiques ». Après un rapide échauffement, nous apprenons la base du processus chorégraphique d’ADTK pour la pièce proposée « en expo », et qui revient aussi dans d’autres œuvres. Imaginez un plan incliné – par exemple le parvis de Beaubourg – dont vous seriez l’axe central – tourné vers la partie descendante, c’est à dire vers Beaubourg. De là, 9 directions, chacune portant un numéro (mais pas dans un ordre logique, ce serait trop simple). Axe : bas, centre, haut. Diagonales arrières vers le haut. Côtés à l’horizontal. Diagonales avant vers le bas. Voici résumée la « géométrie selon ATDK ». Vous suivez toujours ?

C’est ici que ça se corse : la phrase chorégraphique que nous allons apprendre et décliner de diverses façons est composée de 21 mouvements (faute de temps nous nous contenterons des 14 premiers), chaque mouvement étant réalisé dans l’une des 9 directions. A nous ensuite de l’interpréter, en adoptant une gestuelle liée ou saccadée, ou en inventant nos propres mouvements pour les transitions. L’atelier est parfaitement adapté aux non-danseurs, et ceux qui pratiquent y trouvent aussi de quoi travailler la qualité du mouvement. L’heure passe ainsi très vite et dans la bonne humeur.

Petit bonus inattendu : en quittant l’atelier, les participants se voient gratifiés d’un magnifique autocollant jaune leur permettant d’accéder gratuitement à « l’exposition » : chic, inutile de passer par les caisses ! Je monte donc immédiatement à la « Galerie Sud », qui n’est rien d’autre qu’un immense hangar vitré, dont les passants dans la rue constituent le décor. Work/Travail/ArbeidUn piano au fond. Le public est assis par petites grappes, tout autour et même au milieu. Point de danseur en vue, juste un clarinettiste jouant une mélodie contemporaine. Cela dure quelques minutes, puis le musicien s’écarte. Une danseuse apparaît, tenue blanche et baskets orange fluo. Elle entame dans le silence la « phrase » apprise tout à l’heure, et poursuit sur autre chose. Cette lente danse silencieuse dure bien une dizaine de minutes avant le retour du musicien – qui a troqué sa clarinette pour un basson. Commence une sorte de jeu de chat et souris, le musicien se déplaçant lentement et tournant sur lui-même, tandis que la danseuse, courant, s’efforce de rester dans son axe, tantôt devant tantôt derrière. La séquence dure une dizaine de minutes. Puis les deux protagonistes s’installent dans un autre espace, et commence une danse plus dynamique, entrecoupée de courses, toujours en cercles et courbes. ATDK n’oublie jamais sa géométrie…

Le total de la séquence dure très exactement une heure. Ainsi est prévu le découpage de « Work/Travail/Arbeid » : 9 séquences d’une heure, associant un ou plusieurs danseurs à un ou plusieurs musiciens, toujours sur le même schéma : musicien(s) seul(s), danseur(s) seul(s), déplacements ensemble, danse en musique. Succèderont ainsi à la danseuse trois danseurs (dont un, blessé, quittera la salle au bout d’un quart d’heure), un violoniste, un altiste et un violoncelliste. La même histoire se jouera tous les jours (sauf le mardi) de 11h à 21h… Personnellement, je n’ai pas eu le courage de rester plus d’1h30. La proposition ne manque certes pas d’intérêt, mais n’éveille chez moi pas la moindre émotion, sinon un sentiment d’étrangeté.

L’ambition du projet était de « présenter une exposition sous la forme d’une performance de danse, ou une performance de danse sous la forme d’une exposition ». On peut certes y voir une « inversion » du concept : ce n’est pas le public qui défile devant les œuvres, mais « l’œuvre » qui tourne autour du public. Sauf qu’il n’y a en réalité aucune « exposition » : il ne s’agit ni plus ni moins que d’une « performance », réalisée dans un musée qui ressemble à tout sauf à un musée. On pourrait tout aussi bien assister à la même chose dans un gymnase, au fond d’une piscine ou en pleine rue…

Et si l’intérêt était seulement de donner à voir de la danse contemporaine à un public certes amateur d’art contemporain, mais qui n’aurait jamais l’idée de pousser la porte d’une salle de spectacle de danse ?

Anne Teresa De Keersmaeker
Work / Travail / Arbeid
Interprété par les ensembles Rosas et Ictus.
26 février 2016 – 6 mars 2016
Centre Pompidou
11h-21h

 

 

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Bon sang ne saurait mentir…

C’est par des températures clémentes, mais sous un vent et un crachin dignes des pires clichés sur la Bretagne, que s’est couru à l’hippodrome de Vincennes le « championnat du monde du trot attelé », j’ai nommé… le Prix d’Amérique ! (« Vincennes, faites du bruiiiiit !! »).

Nouvelle édition, nouveau champion ? Etonnamment, on ne pariait pas gros sur le tenant du titre, Up and Quick, pourtant drivé par un Jean-Michel Bazire au mieux de sa forme (deux victoires dans les deux heures précédant la grande course, qui dit mieux ?). Non, le statut de grandissime favori revenait à un tout jeune (5 ans) étalon de l’écurie Pierre Pilarski, Bold Eagle, rejeton d’un certain… Ready Cash ! Vous vous en souvenez peut-être, ce Ready Cash là avait remporté par deux fois le trophée (2011 et 2012), drivé par Franck Nivard qui, ô surprise, s’est retrouvé également aux commandes de Bold Eagle. Le tandem fonctionne bien et a déjà remporté cette saison le Critérium continental et, il y a deux petites semaines, le Prix de Belgique. N’en jetez plus !

Favori, donc, le dit Bold Eagle n’a pas déçu ses fans. Patientant gentiment à l’abri durant la première partie de course, Franck Nivard a du modifier ses plans en se retrouvant à la lutte avec Up and Quick, ce qui l’a forcé à courir nez au vent sur la deuxième moitié du parcours. Bold Eagle n’a heureusement pas fauté et a su conserver sa cadence pour s’imposer devant Timoko. Battant, au passage, le record de l’épreuve en 1’11 »4 !

Bon sang ne saurait mentir… Une autre course a été remportée ce même après-midi par un autre rejeton de Ready Cash : Traders (numéro 7), étalon de 4 ans entraîné par Philippe Allaire et drivé par Jean-Michel Bazire, s’est imposé dans le Prix Harley-Davidson. A surveiller de très près dans les réunions de groupe 1 la saison prochaine !

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Le compte-rendu du Prix d’Amérique en images

 

Le palmarès :

1 Bold Eagle F. Nivard
2 Timoko B. Goop
3 Oasis Bi P. Vercruysse
4 Akim du Cap Vert F. Anne
5 Moses Rob P. Levesque
6 Solea Rivelliere S. Olivier
7 Bird Parker Y. Lebourgeois

 

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La grande classe de Lady Carlson

Depuis toujours – c’est à dire depuis la première fois que j’ai eu l’occasion d’applaudir son travail en scène, il y a une quinzaine d’années – je voue une admiration sans borne à Carolyn Carlson. Je ne manque jamais l’occasion d’assister à la fin de la « masterclasse » qu’elle organise chaque année dans son atelier à la Cartoucherie de Vincennes, et dont la dernière heure est ouverte au public (avis aux amateurs, le prochain « Open Studio« , c’est le 5 mars, à 15h).

Masterclasse de Carolyn Carlson à l'Atelier de Paris, janvier 2015 (© photo : Patrick Berger)

Masterclasse de Carolyn Carlson à l’Atelier de Paris, janvier 2015 (© photo : Patrick Berger)

L’occasion m’a été donnée, hier, de passer de l’autre côté de la barrière, à l’occasion d’une « grande classe » organisée par le Théâtre National de Chaillot, où la Blue Lady est en résidence pour la 2e année consécutive. Autrement dit, de participer à un cours de danse dirigé par Carlson elle-même, assistée, comme de juste, par l’excellente Sara Orselli, danseuse, assistante, traductrice et « tranquilisatrice », comme la présente notre professeur, consciente qu’il y a un peu de tension dans l’air.

Nous voilà donc environ 80 « élèves » en chaussettes sur le marbre froid et glissant du grand hall du Théâtre de Chaillot, face à la Tour Eiffel et à une estrade où se tiennent (en contre-jour et c’est dommage) les deux danseuses, accompagnées d’un musicien qui jouera aussi bien du tuyau an plastique que d’instruments un peu étranges dont je serais bien incapable de deviner le nom… le tout en improvisant, au gré des directives de Carolyn Carlson.

Sara Orselli

Sara Orselli

L’improvisation, signature de l’artiste, ne sera pas au menu aujourd’hui. Mais elle décortique pour nous exactement les mêmes exercices qu’elle décline chaque année au début des « open studios », à savoir : « la respiration, c’est par là que la danse commence ». Nous inspirons vers le ciel ou l’horizon, expirons vers le sol (« la terre ») ou vers nous-mêmes. Place à des exercices plus rythmés destinés aussi bien à dénouer les articulations qu’à aborder la notion de « mouvement perpétuel » : « le mouvement, ce n’est pas un point A et un point B, c’est tout ce qui se passe entre les deux ». Les exercices s’enchaînent de plus en plus vite. De par mes années de spectatrices aux « opens studios », je me sens dans un environnement familier, mais j’ai l’impression que tout le monde suit très facilement. Il faut dire que Carlson est très pédagogue, et que Sara Orselli, rompue au vocabulaire et à la philosophie carlsoniens, sait exactement ce qui a besoin d’être ré-expliqué aux profanes que nous sommes.

Vient enfin l’illustration de sa « poésie visuelle« , clé de voûte de son approche chorégraphique. « Je commence avec la poésie, et après, j’affine », explique-t-elle. Nous mettons aussitôt le concept en pratique. « Vous attrapez le soleil…. un grand cercle avec vos bras… vos bras deviennent l’eau et le reflet du soleil sur l’eau… vous devenez eau… vous construisez la montagne… immense !! et vous devenez pluie… vous êtes la pluie… soudain vous trouvez… une fleur… la fleur pousse, s’ouvre et se tourne vers le soleil… vous la donnez à votre voisin et vous prenez la sienne… vous la lancez aux étoiles… vous attrapez l’étoile et vous brillez, vous êtes lumineux… et vous vous endormez… vous tournez sur vous-même et… bonjour ! »

Et une nouvelle histoire commence…

Carolyn Carlson à l'Atelier de Paris

Carolyn Carlson à l’Atelier de Paris

Carolyn Carlson, en résidence au Théâtre national de Chaillot :

Seeds (jeune public) jusqu’au 21 janvier
Double Vision du 10 au 12 février
Pneuma (Ballet de Bordeaux) du 17 au 20 février

 

 

 

 

 

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Little India in Paris

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Fête de Ganesh dans les rues du 18e arrondissement, 30 août

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